Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

Samedi 26 mai 2007
Voici un exercice qu'on peut aussi vous donner en écriture d'invention ...celui-ci est authentique .

 

Quelle profonde déception, messieurs, d'apprendre vos nominations dans l'équipe de François Fillon. Quelle image de l'engagement politique, au sens le plus noble du terme, donnez-vous là au peuple de France, habité par des valeurs d'honnêteté et d'intégrité ? Comment avez-vous pu accepter d'être solidaires d'un gouvernement qui créé un ministère de l'Immigation et de l'Identité nationale ? Comment avez-vous pu accepter de travailler pour Nicolas Sarkozy, un président de la République qui stigmatise les plus pauvres de nos concitoyens, sans parler des mesures fiscales sur les droits de succession ? Messieurs Hirsch et Kouchner, ma femme de ménage se lève tôt et travaille intensément pour assurer la survie de sa famille à laquelle elle n'aura jamais rien à léguer. Moi, je vais payer moins d'impôts et je pourrai transmettre à mes enfants une somme conséquente que j'aurai acquise grâce au nouveau dispositif fiscal, et je trouve cela profondément inégalitaire.

 

Messieurs, comment avez-vous pu accepter de travailler pour un président qui censure la presse, adhère à une vision déterministe de la nature humaine, et porte aux nues les valeurs de reniement en faisant ouvrir ses meetings par un ancien responsable socialiste ? La liste est longue, et vous n'ignorez pas les effets symboliques de votre nouvel engagement. Messieurs Hirsch et Kouchner, votre engagement dans l'opposition politique aurait été précieux, opposition plus que jamais nécessaire pour que vive la démocratie. Il me faudra expliquer ce soir à mes enfants que le goût du pouvoir peut conduire certains à renier leurs engagements passés ; j'en suis profondément triste. Il me faudra surtout leur rappeler qu'il est noble de se battre pour défendre des idées en respectant les règles de la démocratie, qu'il importe d'être toujours intransigeant à l'égard de l'exclusion et des inégalités, et que les politiques qui renient leurs valeurs par goût du pouvoir ne sont heureusement qu'exception.

Nathalie Bajos, chercheuse le 26 mai 2007

rubrique Rebonds de Libération


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par Zamp publié dans : épistolaire
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Mercredi 18 avril 2007

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Liaisons_dangereuses

 

Mais pourquoi donc est-ce qu'elle s'en est allée comme ça? ça m'étonne, moi! au reste, sûrement que Monsieur le sait bien, et ce ne sont pas mes affaires.
Mme la présidente est allée l'après-midi dans la bibliothèque, et elle y a pris deux livres qu'elle a emportés dans son boudoir: mais Mlle Julie assure qu'elle n'a pas lu dedans un quart d'heure dans toute la journée, et qu'elle n'a fait que lire cette lettre, rêver et être appuyée sur sa main. Comme j'ai imaginé que Monsieur serait bien aise de savoir quels sont ces livres-là, et que Mlle Julie ne le savait pas, je me suis fait mener aujourd'hui dans la bibliothèque, sous prétexte de la voir. Il n'y a de vide que pour deux livres: l'un est le second volume des Pensées Chrétiennes; et l'autre, le premier d'un livre qui a pour titre Clarisse. J'écris bien comme il y a : Monsieur saura peut-être ce que c'est.
Hier au soir, Madame n'a pas soupé: elle n'a pris que du thé.
Elle a sonné de bonne heure ce matin; elle a demandé ses chevaux tout de suite, et elle a été, avant neuf heures, aux Feuillans, où elle a entendu la messe. Elle a voulu se confesser; mais son confesseur était absent, et il ne reviendra pas de huit à dix jours. J'ai cru qu'il était bon de mander cela à Monsieur.
Elle est rentrée ensuite, elle a déjeuné, et puis elle s'est mise à écrire, et elle y est restée jusqu'à près d'une heure. J'ai trouvé occasion de faire bientôt ce que Monsieur désirait le plus: car c'est moi qui ai porté les lettres à la poste. Il n'y en avait pas pour Mme de Volanges; mais j'en envoie une à Monsieur, qui était pour M. le président: il m'a paru que ça devait être la plus intéressante. Il y en avait une aussi pour Mme de Rosemonde; mais j'ai imaginé que Monsieur la verrait toujours bien quand il voudrait, et je l'ai laissée partir. Au reste, Monsieur saura bien tout, puisque Mme la présidente lui écrit aussi. J'aurai par la suite toutes celles que je voudrai; car c'est presque toujours Mlle Julie qui les remet aux gens, et elle m'a assuré que, par amitié pour moi, et puis aussi pour Monsieur, elle ferait volontiers ce que je voudrais.
Elle n'a même pas voulu de l'argent que je lui ai offert: mais je pense bien que Monsieur voudra lui faire quelque petit présent; et si c'est sa volonté et qu'il veuille m'en charger, je saurai aisément ce qui lui fera plaisir.
J'espère que Monsieur ne trouvera pas que j'aie mis de la négligence à le servir, et j'ai bien à coeur de me justifier de reproches qu'il me fait. Si je n'ai pas su le départ de Mme la présidente, c'est au contraire mon zèle pour le service de Monsieur qui en est cause, puisque c'est lui qui m'a fait partir à trois heures du matin; ce qui fait que je n'ai pas vu Mlle Julie la veille, au soir, comme de coutume, ayant été coucher au Tournebride, pour ne pas réveiller dans le château.
Quant à ce que Monsieur me reproche d'être souvent sans argent, d'abord c'est que j'aime à me tenir proprement, comme Monsieur peut voir; et puis qu'il faut bien soutenir l'honneur de l'habit qu'on porte: je sais bien que je devrais peut-être un peu épargner pour la suite; mais je me confie entièrement dans la générosité de Monsieur, qui est si bon maître.
Pour ce qui est d'entrer au service de Mme de Tourvel, en restant à celui de Monsieur, j'espère que Monsieur ne l'exigera pas de moi. C'était bien différent chez Mme la duchesse; mais assurément je n'irai pas porter la livrée, et encore une livrée de robe, après avoir eu l'honneur d'être chasseur de Monsieur. Pour tout ce qui est du reste, Monsieur peut disposer de celui qui a l'honneur d'être, avec autant de respect que d'affection, son très humble serviteur.
Roux Azolan, chasseur.
 
Relation d'un serviteur avec un séducteur.
par Mes Dés publié dans : épistolaire
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Vendredi 19 mai 2006
ÉPÎTRE, subst. fém.

A. Lettre missive, en prose, écrite par un auteur ancien. Épîtres de Cicéron (Ac. 1798-1932).
P. ext., fam. Lettre généralement assez longue. Je lui ai écrit aussi une assez longue épître, pour le prier de soutenir vivement ma cause (
RIVIÈRE, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1905, p. 38) :
Dans ma dernière lettre, je vous disais que j'avais reçu une longue lettre de notre ami Thun, que cette épître arrivée par une voie détournée était remplie de choses confidentielles auxquelles je ne puis répondre par la poste sans compromettre mon correspondant, attendu que les conservateurs allemands ont l'habitude d'ouvrir les lettres...
TOCQUEVILLE, Corresp. [avec Reeve], 1838, p. 41.
B. P. ext. Genre littéraire en vers traitant de sujets variés (littéraires, moraux, religieux, etc.) à la manière d'une lettre, avec parfois une pointe badine ou satirique. Épîtres de Boileau. J'ai l'habitude de lire quelque ode ou quelque épître de mon Horace avant de me coucher (JOUY, Hermite, t. 5, 1814, p. 57). Le vers léger, le vers des épîtres de Voltaire (FLAUB., Corresp., 1846, p. 356).
C. EXÉGÈSE et LITURG.
1. Lettre missive, en prose, écrite par un apôtre ou un père apostolique et destinée à une communauté chrétienne ou parfois à un particulier. Épître aux Romains, aux Corinthiens, aux Éphésiens, aux Hébreux; épîtres catholiques*. Il faut que je revienne (...) aux divines écritures, surtout à l'évangile et aux épîtres apostoliques (
DUPANLOUP, Journal, 1851-76, p. 82). Les épîtres de saint Paul sont antérieures aux évangiles (GREEN, Journal, 1937, p. 105).
2. P. ext. et p. méton.
a) [Dans la liturg. antérieure au Concile de Vatican II] Passage de l'Ancien ou du Nouveau Testament et, le plus fréquemment, d'une Épître du Nouveau Testament, lu ou chanté à la messe ou début de la liturgie de la parole. Synon. récent première, deuxième lecture. L'épître qu'on chantait ce jour-là à la messe et qui était tirée de la fin du dixième chapitre des Proverbes (
SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 2, 1842, p. 28).
[Avec un compl. de nom désignant :]
[le passage qui est lu] Je viens de lire l'épître de l'enfant ressuscité par Élisée (
E. DE GUÉRIN, Journal, 1838, p. 178).
[le jour, la fête où cette lecture est faite] L'épître et l'évangile du dimanche de Quasimodo (
DU BOS, Journal, 1928, p. 84). L'épître de l'Immaculée Conception (CLAUDEL, Poète regarde Croix, 1938, p. 94).
b) Vieilli. Moment où l'épître est lue ou chantée. Il est bien en retard, il arrive à l'épître (
BALZAC, Mais. Nucingen, 1838, p. 619).
c) Côté de l'épître. Côté droit, vu des fidèles, de l'autel, du chœur où est faite cette lecture. M. Lestrange occupait la première stalle du côté de l'épître (
BILLY, Introïbo, 1939, p. 109).
Rem. On rencontre ds la docum. a) Épistole, subst. fém., vieilli et fam. Lettre adressée à quelqu'un. Synon. pop. bafouille. Pierre [] m'écrivit déjà la plus charmante, la plus intime épistole (
VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1890-1942, p. 133). b) Épistolographe, subst. masc., vx. Écrivain de l'Antiquité ayant composé des épîtres. Les épistolographes grecs, latins (Ac. 1835, 1878). c) Épistolographie, subst. fém., vx. Art d'écrire des épîtres. Pour éviter les fraudes nombreuses auxquelles donnaient lieu (...) les conditions matérielles de l'épistolographie antique, Paul avait coutume d'envoyer aux Églises un spécimen de son écriture (RENAN, St-Paul, 1869, p. 233).
Prononc. et Orth. : [ ]. Ds Ac. 1694-1932. Fait partie des 3 mots en [- ] qui prennent un accent circonflexe : belître, épître, huître. Comparez avec chapitre, mitre, pupitre, etc. (cf. Ortho-vert 1966, p. 225). Étymol. et Hist. 1. 1174-76 epistles « lettre missive » (
G. DE Du lat. class. epistola, epistula « lettre missive, épître en vers », sens 2 en lat. chrét., empr. au gr. « lettre, message écrit ».
ÉPISTOLAIRE, adj. et subst.
A.
Adjectif
1. [En parlant d'un inanimé abstr.]
a) Domaine du style. Qui est propre à la correspondance par lettre. Genre, talent épistolaire. Le vrai caractère du style épistolaire est l'enjouement et l'urbanité (
JOUBERT, Pensées, t. 2, 1824, p. 73). Il paraît que tu fais des progrès dans l'art épistolaire, car les Collier m'ont paru enthousiasmés de ta dernière lettre remplie de style, d'esprit (FLAUB., Corresp., 1843, p. 36).
Rare, emploi subst. à valeur de neutre. Genre épistolaire. Que si vous me demandez, madame la comtesse, pourquoi j'écris tant et je me lance dans l'épistolaire avec tant de générosité (
BALZAC
, Lettres Étr., t. 2, 1850, p. 314).
b) Domaine des relations hum. Qui se fait par lettre. Des réclamations épistolaires de nos créanciers (
BLOY, Journal, 1895, p. 192). Des cartes postales qui, dispensant même d'écrire, offrent une vingtaine de phrases standardisées, à quoi la société moderne entend ramener les échanges épistolaires entre humains (HUYGHE
, Dialog. avec visible, 1955, p. 44).
2. [En parlant d'une pers.] Qui excelle dans l'art d'écrire des lettres; p. ext. qui en écrit volontiers ou beaucoup. Les amis épistolaires dont je surabonde ne remplacent rien (
LAMART,. Corresp., 1831, p. 226). Si j'avais écrit à Gautier, je n'aurais pas eu de réponse, parce qu'il est fort peu épistolaire (FLAUB., Corresp., 1857, p. 201).
Emploi subst. masc. ou fém. Synon. épistolier. Les catalogues des bibliothèques mettent cet auteur parmi les épistolaires (Ac. 1835, 1878). Mon épistolaire anonyme de tous les mois, la signature de lettres au nom de Renée (GONCOURT ou Synon. (1835, 1878). (
, Journal, 1889, p. 949).
B. Subst. masc. LITURG., vx. Recueil liturgique comprenant les épîtres lues à la messe. Synon. vx épistolier. Les évangéliaires et épistolaires grecs (GASTOUÉ, Vie mus. église, 1929, p. 53).
Rem. L'usage actuel emploie de préférence au terme spécifique le terme générique lectionnaire, qui désigne le recueil de toutes les lectures bibliques faites au cours de la messe.
Prononc. et Orth. : [ ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. I. 1487 subst. « livre d'épîtres » (Archives du Nord, B 3501, no 123744, fo 65 : ung epistolaire et ung euvangeliaire). II. 1. 1542 adj. « relatif à la correspondance par lettres » (
E. DOLET, Epîtres familières de Cicéron ds GDF. Compl.); 2. 1622 subst. « auteur de lettres » (SOREL, Francion, p. 175 ds IGLF). I empr. au lat. médiév. epistolarium, « id. » (ca 1100 ds NIERM.), dér. de epistola (épître*). II empr. au b. lat. epistolaris, adj. « relatif à la correspondance », subst. « secrétaire impérial » epistolarius adj. « relatif à la correspondance », subst. « porteur de lettres ».
,
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Mercredi 10 mai 2006

Lettre à Michel Ragon. Coll. Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d’Olonne © Annie Chaissac-Raison

[2 juin 1949]
Cher Michel Ragon, je ne pense pas que les autodidactes doivent suivre Jean Dubuffet car pour mettre en peinture de tels graffitis il faut être du métier, savoir à un haut degré donner du relief car enlever le relief des tableaux de Dubuffet et vous verrez ce qu’il en restera. (Faites-en raboter un pour voir). Jean Dubuffet est le roi du relief et c’est pourquoi il a pu se permettre cette fantaisie de faire du tableau avec pareil dessin. Dix mille autres s’y seraient cassé le cou mais lui y a pleinement réussi. L’autodidacte doit plutôt porter ses regards vers Picasso mais en bâtissant des personnages avec encore pkus de formes car l’abondance de forme supplée au manque de savoir pour le relief. Quant à Magnelli, je trouve sa formule presque imbécile. J’ai fait des dessins comme ça vers 1943 et peut me rendre compte. C’est un vrai enfantillage, ce qui ne serait rien si ça rendait mieux. Je trouve que les formes doivent s’emboîter à la diable même mais un dessin n’est pas une " vis sans fin " sinon il y a vice. Cette peinture que je vous disais avoir plu à Dubuffet m’a poussé à en peindre une autre qui est mon plus récent tableau en date d’aujourd’hui 2 juin (49). Il plait à ma femme qui y voit des bouquets et elle trouve que c’est mon meilleur tableau ces temps-ci. Vous me direz si vous avez reçu mes 10 petites choses que j’espère avoir choisies assez caractéristiques avec mon pendule. Si elle vous plaisent c’est tout ce que je demande et aussi que vous les prêtiez à l’occasion à ceux qui voudraient les exposer. Ma femme qui est une fée n’en est pas moins maladroite pour se servir des couteaux et je vivais dans la crainte qu’elle se blesse. Ça vient de lui arriver à cause d’un caramel qu’elle avait fait et qui était resté collé au fond d’un plat. C’est en cherchant à le décoller que la lame lui est profondément entrée dans la paume de la main. J’ai écrit ces temps-ci un poème sur un calvaire qui n’est pas encore frayé et un autre inspiré par un noble châtelain du coin qui chie dans sa culotte après boire. Il y est question de la " soubrette qu’on revit au lavoir et de l’eau merdeuse devient son miroir " etc. J’y dis aussi que " le battoir (ou tapoir) en main elle donnait la fessée à vide avide d’en finir . Et l’eau avide de pureté " etc. etc. Et aussi un autre que m’a inspirée la dernière maladie du curé qui m’a aussi inspiré une lettre dessin-dessin adressée à l’adjoint au maire et ainsi conçue : " Dieu soit loué, Monsieur le curé se remplume. Mais la porte de son presbytère a toujours aussi mauvaise mine. Quel problème que celui de la peinture ". (...) Amitiés g. chaissac

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Mercredi 10 mai 2006

England
M. Arthur Rimbaud, 8 Great College Street, Camden Town, N. W. London.
Very Urgent. Or, in any case of departure : Roches, canton d’Attigny, Ardennes, France (chez Mme Rimbaud)
En mer [3 juillet]
Mon ami,
Je ne sais si tu seras à Londres quand ceci t’arrivera. Je tiens pourtant à te dire que tu dois, au fond, comprendre, enfin, qu’il me fallait absolument partir, que cette vie violente et toute de scènes sans motif que ta fantaisie ne pouvait m’aller foutre plus ! Seulement, comme je t’aimais immensément (Honni soit qui mal y pense !) je tiens aussi à te confirmer que si - d’ici à 3 jours, je ne suis pas r’avec ma femme, dans des conditions parfaites, je me brûle la gueule : 3 jours d’hôtel, un rivolvita, çà coûte : de là, ma "pingrerie" de tantôt. Tu devrais me pardonner. - Si, comme c’est probâbe, je dois faire cette dernière connerie, je la ferai du moins en brave con. - Ma dernière pensée, mon ami, sera pour toi, pour toi qui m’appelais du pier tantôt, et que je n’ai pas voulu rejoindre, parce qu’il fallait que je claquasse - ENFIN ! Veux-tu que je t’embrasse en crevant ? Ton pauvre
P. Verlaine
Nous ne nous reverrons plus en tout cas. Si ma femme vient, tu auras mon adresse et j’espère que tu m’écriras. En attendant, d’ici à 3 jours, pas plus, pas moins, Bruxelles, poste restante - à mon nom. Redonne ses trois livres à Barrère.

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