Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

Mercredi 25 juin 2008

Je crois que c'est mon dernier article sur ce blog
 L'an prochain, je n'enseigne plus en Première  !

par L'empoisonneuse publié dans : modernité de la poésie
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Mercredi 1 août 2007
par L'empoisonneuse publié dans : modernité de la poésie
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Mercredi 13 juin 2007

Extraits du rapport du principal du collège d'Hazebrouck au recteur d'Académie, le 28 avril 1869   Il n'avait que 22 ans lorsqu'il hébergea le poète que vous savez !

Un incident m'oblige à vous entretenir confidentiellement de certaines imprudences de M. Izambard.

Ayant appris, il y a trois mois environ, que ce jeune professeur avait assisté à deux bals publics (celui des pompiers et celui de l'Orphéon), qu'il y avait dansé beaucoup, et notamment, à son insu sans doute, avec des jeunes filles dont la réputation est loin [d'être] établie avantageusement, je l'appelai dans mon cabinet et tâchai de lui faire comprendre combien nous avons besoin de nous tenir constamment sur nos gardes. Je lui dis, entre autres choses, que les habitants d'Hazebrouck n'admettent pas que les professeurs du collège paraissent dans un bal public, encore moins qu'ils y dansent; que du reste cela ne s'était pas vu ici depuis que je suis principal et que je le priai de vouloir bien s'abstenir de ce genre d'amusement. Il me répondit: « je vous remercie M. le Principal de m'avoir prévenu, et je vous promets de me conformer à vos désirs sous ce rapport. » Or, depuis ce jour, deux autres bals ont eu lieu à Hazebrouck dont un dimanche dernier et c'est aujourd'hui même qu'une ouvrière m'a dit avoir été engagée à la danse par M. Izambard et l'avoir vu les deux fois.

[...] D'autres causes concourent à aggraver cette situation d'abord il est bien imprudent dans ses paroles, il m'a été signalé sur ce point par un homme tout à fait sérieux attaché lui-même à l'Université et prenant ses repas au même hôtel que lui [...] Il met rarement le pied à l'église et vous ne devez pas ignorer, M. le Recteur combien ce fait est remarqué à Hazebrouck.

[...] II me paraît capable sous le rapport des connaissances, mais en ce qui concerne la discipline, il est extrêmement faible. Il est trop familier avec ses élèves et cette familiarité nuit beaucoup à son succès. Il n'a parfois que trois ou quatre jeunes gens dans sa classe, et bien des fois j'ai dû intervenir afin de faire cesser les désordres qu'ils commettaient devant lui ou de punir de grossières impolitesses qu'il ne pouvait empêcher.

[...] A cause de son peu de fermeté en discipline et de sa surdité, et aussi à cause de l'impression peu avantageuse qu'il doit déjà avoir produit pour les motifs ci dessus, je ne vous demande pas le maintien de ce professeur pour l'année prochaine.

  Rapport d'un inspecteur d'Académie, premier semestre 1870

Ce jeune professeur est intelligent; il ne manque de goût ni d'entrain et ses corrections accusent des connaissances. Il est malheureusement atteint d'une infirmité qui paralyse en grande partie ses bonnes qualités, il est sourd, et la discipline se ressent énormément d'un état qui ne peut que s'aggraver. Les classes sont ici nombreuses et il me paraît difficile qu'il puisse se maintenir dans une position qui réclame le libre exercice de toutes les facultés. 

Note du recteur Fleury au ministre, le 22 avril 1871  

M. Izambard, Monsieur le Ministre, est un jeune fonctionnaire instruit, intelligent, actif mais il n'a pas encore toute l'expérience désirable, et c'est à son défaut d'expérience, sans doute, qu'on doit attribuer certains actes de légèreté qui ont provoqué contre lui les plaintes de quelques familles.

J'ajoute que, le collège de Charleville étant fréquenté par les élèves du Séminaire, il importe que les professeurs soient à l'abri de toutes espèces d'accusations, fussent-elles même quelquefois mal fondées.

Ce n'est pas donné à tous d'être voyant ou maudit 


par L'empoisonneuse publié dans : modernité de la poésie
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Dimanche 18 mars 2007

http://www.franceweb.fr/poesie/transib.htm

Voilà laissez-vous entraîner ... Je ne fais plus rien !

 

Pourtant, j'étais fort mauvais poète.
Je ne savais pas aller jusqu'au bout.
J'avais faim
Et tous les jours et toutes les femmes dans les cafés et tous les verres
J'aurais voulu les boire et les casser
Et toutes les vitrines et toutes les rues
Et toutes les maisons et toutes les vies
Et toutes les roues des fiacres qui tournaient en tourbillon sur les mauvais pavés
J'aurais voulu les plonger dans une fournaise de glaive
Et j'aurais voulu broyer tous les os
Et arracher toutes les langues
Et liquéfier tous ces grands corps étranges et nus sous les vêtements qui m'affolent...
Je pressentais la venue du grand Christ rouge de la révolution russe...
Et le soleil était une mauvaise plaie
Qui s'ouvrait comme un brasier

En ce temps-là j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de ma naissance
J'étais à Moscou où je voulais me nourrir de flammes
Et je n'avais pas assez des tours et des gares que constellaient mes yeux

par Mes Dés publié dans : modernité de la poésie
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Mardi 13 mars 2007
par Mes Dés publié dans : modernité de la poésie
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