Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

poésie lyrique

Lundi 27 novembre 1 27 /11 /Nov 22:50

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Baudelaire, Les fleurs du mal II

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Mercredi 9 août 3 09 /08 /Août 12:34

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
 

Pierre de Marboeuf 1596 1645 

 

Tiens ça c'est une idée

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Mercredi 10 mai 3 10 /05 /Mai 00:16

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,

Un rond de danse et de douceur,

Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu

C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

 

Feuilles de jour et mousse de rosée,

Roseaux du vent, sourires parfumés,

Ailes couvrant le monde de lumière,

Bateaux chargés du ciel et de la mer,

Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

 

Parfums éclos d'une couvée d'aurores

Qui gît toujours sur la paille des astres,

Comme le jour dépend de l'innocence

Le monde entier dépend de tes yeux purs

Et tout mon sang coule dans leurs regards.

 

Paul Eluard (1895-1952), extrait de Capitale de la douleur
http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lyvergerp/FRANCAIS/Blason/Corpus.htm

« La courbe de tes yeux » Paul Eluard p 525 anthologie Hachette


Problématique : En quoi Paul Eluard s’adresse t-il à l’être aimée en s’appuyant sur le regard et en étant en harmonie avec le décor ?


1) Paul Eluard s’adresse à l’être aimée en s’appuyant sur le regard

1.1.  Le poète s’adresse à la femme aimée
- Les pronoms personnels et les adjectifs possessifs sont nombreux : « mon cœur », « tes yeux »
*      Renvoient à un « je » ou à un « tu »
Ce texte est construit sur l’échange entre un « je » et un « tu »

1.2.  Le poète utilise la notion de mouvement
- l’expression « la courbe de tes yeux » introduit le motif du cercle repris avec les images : « rond de danse », « auréole », « berceau » → symbolique du cercle
- le dernier vers est un écho approfondi du 1er avec le « je » intime symbolisé par le sang cherche un refuge dans les yeux de l’aimée « coule dans leurs regards »

1.3.  Le poète utilise le thème du regard
*     le thème du regard dès le vers 1 avec une énumération « la courbe de tes yeux », « yeux », « regards » ce regard captive le « je »

2) Le poète semble en harmonie avec la nature

2.1  Le poète donne une place importante à la nature
- champ lexical de la nature « roseau »,  « rosée », « feuille », « paille »
- des expression composées de « de », « feuilles de jour », « mousse de rosée »,  « roseau du vent » et « chasseur des bruits »

2.2.  Une idée de la douceur avec le balancement et le bercement
- le thème de la douceur avec « roseaux du vent », « berceau nocturne »
*     le thème de la douceur avec « le balancement » et « le bercement »

2.3.  Le poète crée un effet de fluidité
- allitération en « s » et en « r » : « source » « mousse » « danse » et « douceur »
« roseaux », « rosée », « jour »,
-assonance en « a » : « paille des astres », « regards » « chasseurs »,
*    Les mots semblent glisser d’un vers à l’autre ce qui crée un effet de fluidité
-les parallélismes vers 4 et 5 et vers 14 et 15
-le passage d’un vers à l’autre s’appuient sur le parallélisme

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Mercredi 10 mai 3 10 /05 /Mai 00:14


       Carmen est maigre, -- un trait de bistre
       Cerne son oeil de gitana.
       Ses cheveux sont d'un noir sinistre,
       Sa peau, le diable la tanna.
        
       Les femmes disent qu'elle est laide,
       Mais tous les hommes en sont fous:
       Et l'archevèque de Tolède
       Chante la messe à ses genoux;
        
       Car sur sa nuque d'ambre fauve
       Se tord un énorme chignon
       Qui, dénoué, fait dans l'alcôve
       Une mante à son corps mignon.
        
       Et, parmi sa pâleur, éclate
       Une bouche aux rires vainqueurs;
       Piment rouge, fleur écarlate,
       Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.
        
       Ainsi faite, la moricaude
       Bat les plus altières beautés,
       Et de ses yeux la lueur chaude
       Rend la flamme aux satiétés.
        
       Elle a, dans sa laideur piquante,
       Un grain de sel de cette mer
       D'où jaillit, nue et provocante,
       L'âcre Vénus du gouffre amer.
        
            -- from Émaux et camées  Théophile Gautier

--------------------------------------------------------------------------------
Vocabulary notes:
bistre: cp. yeux cerclés de bistre: eyes with dark rings round them
moricaude: dusky, swarthy, dark-skinned person

http://unix.cc.wmich.edu/~cooneys/poems/index.html

4- Lecture analytique :  « Carmen », Emaux et Camées, Théophile Gautier
Problématique : Par quelles innovations Gautier bascule-t-il du Romantisme au mouvement Parnassien ?

I – Gautier innove sur une nouvelle utilisation du lyrisme.
  
    I-1 – La sensualité voire l’érotisme qu’incarne la gitane est son atout de séduction.
  
           ● Lexique du corps humain + progression, chaque quatrain correspond à un aspect de Carmen, qu’il décrit. =
           ● Personnification de sa bouche avec ses rires (v-13) = image sensuelle
           ● Symbole de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté (mais Vénus plutôt amère avec une reprise                         
              « âcre Vénus/gouffre amer » (v-24)) + Référence au tableau de Boticelli « la naissance de                
              Vénus » = sensualité mais âcreté
          
   I-2 – Cet atout créé tout de même une certaine ambiguïté au personnage. Elle est décrite comme une femme fatale.
          
            ● Définition de la femme fatale : qui envoute et qui mène à la perte.
            ● Lexique des couleurs rouge (couleur du diable) et noir (couleur des ténèbres) = femme sinistre qui a un rapport avec la mort.
            ● Symbole du diable, opposition à Vénus (v-4) = femme diabolique
            ● Lexique de l’enfer
            ● Métaphore de sa bouche (v-14 « fleur écarlate qui prend sa pourpre au sang des cœurs ») renforcée avec Allitération en [r] (tout le quatrain) = traduit la cruauté de la femme.
           

II – Une représentation de la femme différente de celle du romantique.
   
     II – 1 – L’auteur en fait un portrait plutôt négatif, mais cependant nuancé.
           
            ● Termes dépréciatifs
            ● Antithèse « la messe »/ « l’alcôve » (v-4 et 11) (l’alcôve est le lieu des rapports amoureux)
            ● Définition de la satiété : sentiment de dégoût (Carmen émane du dégoût)
            ● Portrait (cf- le poète voulait être peintre)
            ● Discours indirect (v-5-6) « Les femmes […] laide, mais tous les hommes en sont fous » = traduit les différents regards qu’on pose sur cette femme.

     II – 2 – Des procédés prosodiques proches du perfectionnisme.
           ● Rimes en a,b,a,b , a étant féminines et b masculines = alternance régulière, rigueur
           ● 6 Quatrains en octosyllabes (nombres pairs) = régularité, rigueur
           ● Chaque quatrain correspond à un aspect de Carmen, que l’auteur décrit

CCL : L’auteur, ayant trouvé une autre utilisation du registre lyrique et ayant révisé la représentation de la femme du romantique, est donc entré dans le mouvement Parnassien, dont il est le précurseur. Le portrait de la Carmen de Mérimée est tout aussi négatif et décrit une gitane

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Samedi 6 mai 6 06 /05 /Mai 20:23

Doc.1 : Chanson d’automne  Poèmes Saturniens  Verlaine  1866

Doc.2 : Art poétique Jadis et naguère    Verlaine 1884

Doc.3 : Je suis venu te dire   Serge Gainsbourg   1972 (annexe)

Doc.4 : Pour un lyrisme critique  Jean-Michel Maulpoix  2000

Doc.5 : Brigade d’intervention poétique  Michel Arbatz  2006

QUESTIONS SUR LES DOCUMENTS :   4 POINTS

1- En quoi le poème Chanson d’automne illustre-t-il l’art poétique de Verlaine ?
Choisissez 2 critères pertinents dans le document 2 et voyez comment ils s’appliquent dans le document1.                       2 points
2 En quoi les deux derniers documents sont-ils de registre lyrique ?           2 points
Chaque réponse sera justifiée par des indices relevés dans les documents.
Veillez à nommer exactement les procédés repérés.


TRAVAIL D’ÉCRITURE  AU CHOIX   16 POINTS

Dissertation :
Attendez-vous de la poésie qu’elle soit nécessairement musicale ?
 Vous répondrez à cette question en appuyant votre réflexion sur les documents du corpus, sur vos connaissances littéraires et vos lectures personnelles.

Commentaire littéraire :Vous ferez le commentaire littéraire du poème de Verlaine Chanson d’automne

Ecriture d’invention :A l’occasion du printemps des poètes, vous souhaiteriez créer des « brigades d’intervention poétique » dans votre lycée. Mais vous devez persuader la direction de la légitimité de cette démarche. Rédigez la lettre poétique que vous lui adressez.

Cette  lettre – bien structurée-  comportera un minimum de deux pages. Appuyez-vous, sans les plagier, sur les documents du corpus, et utilisez les textes étudiés durant la séquence 4.

Doc.1 : Chanson d’automne  Poèmes Saturniens  Verlaine  1866


Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

 

Extrait de  PAYSAGES TRISTES, in POEMES SATURNIENS .
 
Doc.2 : Art poétique Jadis et naguère    Verlaine 1884


Art poétique
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou pose.
Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.
C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est par un ciel d'automne attiédi
Le bleu fouillis des claires étoiles !
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?
O qui dira les torts de la Rime !
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.
 
Doc.3 : Je suis venu te dire   Serge Gainsbourg   1972

Je suis venu te dire que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu te dire que je m'en vais
tu te souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais oui, je suis au regret
de te dire que je m'en vais oui je t'aimais, oui, mais
je suis venu te dire que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu de te dire que je m'en vais
tu te souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais oui, je suis au regret
de te dire que je m'en vais car tu m'en as trop fait
je suis venu te dire que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu de te dire que je m'en vais
tu te souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais oui, je suis au regret
de te dire que je m'en vais oui je t'aimais, oui, mais
je suis venu te dire que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
je suis venu te dire que je m'en vais
tu te souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais oui, je suis au regret
de te dire que je m'en vais car tu m'en as trop fait

PS : il n’y a pas de questions portant sur ce document, mais à bon réécriteur, salut !
 
Doc.4 : Pour un lyrisme critique  Jean-Michel Maulpoix  2000

Notes prises en vue d'une intervention à la Comédie de Reims, le 14 décembre 2000

Lyrisme : je suis loin d'en avoir fini avec ce mot...
Il dit le meilleur et le pire, la vigueur du poème aussi bien que sa déroute, l'envol ou la chute, l'enthousiasme ou l'emphase, le souffle ou le pathos.
Il répète que la poésie est affaire de trous d'air. Et qu'il appartient à chacun de trouver une issue pour tout ce qui réclame en lui. Son souffle dans l'irrespirable.
Lyrisme... ligne de fuite, la mer prenant son large, joie de mourir ainsi à soi, de se répandre... Là-bas, les merveilleux nuages emportent une provision de ciels. Nous voudrions mêler nos corps à cet inachevable, nos doigts, nos chevelures, et quantité d'autres fragilités désirables...
« Instinct de ciel » : éperdument, le lyrisme, en nous, s'oriente vers autre chose. Il appelle, il aspire. « Fuir, là-bas fuir », semble-t-il répéter en vain. Mais il ne tourne pas pour autant le dos à ce monde-ci : il rend plus proche et plus sensible ce qui est, en le confrontant à ce qui n'est pas. Tel est le curieux savoir du poème : en y fréquentant l'impossible, on y prend la mesure du possible.
Non l'effusion, mais la tension. Non pas l'expression personnelle, mais l'adresse à autrui. La découverte en soi du commun des mortels.
Le lyrisme est tendu vers l'autre, aussi bien que tendu par l'autre. Que pouvons nous partager de plus intense avec nos semblables que la commune ignorance du pourquoi de notre existence ?
 Aujourd'hui, c'est marée basse! Ni chants de sirènes, ni tempêtes sublimes : nous ne recueillons sur la plage lessivée que les embruns salés des vagues et ce butin maigre de bois flottés, de coquilles et de morceaux de verre que le profond silence des mers avec parcimonie nous octroie.
Le lyrisme est un terrain vague : espace indéfini, sans borne, où échouent toutes sortes d'objets étranges: écorchures du monde ou du coeur, sans valeur établie ni signification.
En cet endroit, l'on vaque. Le lyrisme, dans l'homme, est quelque chose comme le principe d'une errance.
Quand elle n'est plus un envol, la poésie reste une en-allée. Le lyrisme la pousse et la tire plus avant. Elle tend vers ses propres confins, elle survit dans ses propres marges.
Le lyrisme d'aujourd'hui est critique. Plus cruciales, plus directes, plus à nu que jamais sont à présent la forme et la question du poème.
Moins célébrante, moins chantante, moins orante, moins crédule, moins harmonieuse, moins consolatrice, moins émerveillante et poétique que jamais, la poésie fait face à son temps. Plus questionneuse, plus décousue, plus rapide, hétérogène et prosaïque, elle a appris à « en rabattre » dans ses prétentions ou ses espérances. Plus ahurie et plus savante à la fois, elle s'est faite critique, et d'abord d'elle-même, et de cette parole que nous sommes. Elle s'en prend aux idées toutes faites et s'efforce de voir la langue afin de la réarticuler.
Lyrisme! Je n'en ai pas fini avec ce mot : comme le coeur, il cogne au-dedans et aspire à sortir.
 
© Jean-Michel Maulpoix

http://www.maulpoix.net/lyrismecrit.html

Doc.5 : Brigade d’intervention poétique  Michel Arbatz  2006

Autour de Michel Arbatz, un groupe de comédiens dit en tous lieux et par surprise les trésors les plus rares de la poésie.

Qui ?

Toi, moi, nous, eux...
La BIP a commencé par un qui disait dans les écoles, brièvement et par surprise, des textes de poètes sans aucun commentaire.
Depuis deux ans, un est devenu cinq, d'autres comédiens se sont adjoints à lui. Récemment, il, nous, avons voulu ouvrir ce groupe sur la base du plaisir et du courage de dire. quidams bienvenus.
Nul besoin d'être professionnels de la parole. Bien au contraire, l'idée de quitter l'identifiable, la qui-es-tu-de nous convient... Nous sommes un groupe à géométrie variable d'employés de la poésie, des serveurs en état d'ivresse, des créateurs de quiproquos.

Pourquoi ?

Pour le plaisir de l’imprévu et le courage d’aborder. Pour le désenfumage du sentiment, l’insoumission à la culture industrielle. Pour partager la merveille de l’inutile. Pour faire prendre l’air à la poésie, et qu’elle s’échappe du zoo des livres, des pots de confiture de la mièvrerie, de la farine des programmes scolaires et de la naphtaline des académies
même star-).
Pour faire entendre à travers les textes la pourpre des mots, le silence intime dans le fracas du monde. Pour la joie de se ralentir, d’observer et de nourrir nos insectes intérieurs.

Comment ?

A un, à deux, à trois, à beaucoup plus. Avec une fleur à la boutonnière. En choeur, en solo, en duo, en réponse. En chuchotant, en chantant, en téléphonant, en rappant, en râlant, en bébégayant ou en sirotant. Toujours par surprise et brièvement. Toujours avec l'acquiescement de qui nous écoute.
Sans aucun commentaire, ni aucune explication. Sans autre habit que le texte qui nous habite. Partir comme nous sommes venus. "Bonjour" et "au-revoir" sont les seuls mots qu'on puisse ajouter à ceux des poètes. Juste une feuille laissée, une trace écrite de l'émotion qu'on a cherché ensemble, comme en apnée; sans jamais perdre de vue la co-mansuétude.


Où ?

Partout où les humains attendent ou peuvent s'arrêter. Là où ils pourraient s'attendre à de la poésie et là où ils n'en attendent pas.
En hommage à un pouète ou en hommage à rien du tout.
Dans une queue de cinéma, une classe, un tram bondé, une boutique, une librairie, un marché, un couloir, un boudoir, un vernissage, un hall, une halle, une file d'attente..., partout où la voix humaine peut résister au brouhaha de l'industrie, à l'écroulement de l'attentif...

Compagnie Zigzags
4, rue des Trésoriers de la Bourse - 34000 Montpellier - Tél/Fax : 33 (0)4 67 22 15 42
http://www.michelarbatz.com/bip.html

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Mercredi 15 mars 3 15 /03 /Mars 18:05

  I- Un message simple de renaissance.

 11. Un poème simple et empreint de symboles.
« Fenêtre ouverte » et « fenêtre éclairée » = symbole pour dire qu’il a espoir.
 « main tendue » et « main ouverte » = symbole l’espoir est tendu vers lui.
12. Le thème du Phénix.
Par cet espoir et se remariage, Paul Eluard veut nous faire comprendre que même lorsque tout espoir est perdu il y a toujours « une fenêtre ouverte »,  « une fenêtre éclairée »,…Car il a retrouvé espoir comme le Phénix peut renaître de ces cendres.
II- L’amour naissant dans le néant tel le phénix de ces cendres.
21. Une promesse certaine d’espérance faite au lecteur.

« il y a toujours » vers 2 et 6 : anaphore.
« puisque je le dis »et « puisque je l’affirme » vers 2 et 3 : répétition de « puisque je… »+ 2 verbes d’affirmation qui renforce la certitude.
 22.Un poète convaincu du retour de l’espoir.
« un rêve qui veille » : allégorie
« une fenêtre éclairée »,  une fenêtre éclairée », « un cœur généreux » et « des yeux attentifs » : vers5-8et10 :parallélisme.

Par Mes Dés - Publié dans : poésie lyrique
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Mercredi 15 mars 3 15 /03 /Mars 18:00

Le printemps maladif a chassé tristement
L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide,
Et, dans mon être à qui le sang morne préside
L’impuissance s’étire en un long bâillement.

Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne
Qu’un cercle de fer serre ainsi qu’un vieux tombeau
Et triste, j’erre après un rêve vague et beau,
Par les champs où la sève immense se pavane

Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las,
Et creusant de ma face une fosse à mon rêve,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

J’attends, en m’abîmant que mon ennui s’élève...
― Cependant l’Azur rit sur la haie et l’éveil
De tant d’oiseaux en fleur gazouillant au soleil.

MALLARME          


Problématique : Quels sens le poète donne-t-il à sa description des saisons ?

I) Mallarmé décrit ses états d’âme.

 I1-Ce poème énonce l’impuissance de Mallarmé.  CL de la tristesse, voire du désespoir : v.1 « tristement », v.6 « tombeau », v.7 « triste », v.9 « las », v.10 « fosse ».  Allitération en « r » qui renvoie au manque de force comme au v.5,6,7 « Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne ».

I2-Le poète dessine son ennui par :  Répétition du son « an »des participes présents v.10 « creusant », v.11 « mordant », v.12 « m’abîmant », v.14 « gazouillant ».  Des sonorités traînantes de l’expression « long bâillement »v.4 qui produisent un effet d’ennui.

I3-Mallarmé expose son état physique et moral dans le premier quatrain.  L’adjectif « maladif » v.1, ces deux positions (physique et morale) indique la lassitude de l’auteur dès le premier vers.  V.3 et 4, l’auteur remplace une douleur physique par ensuite une douleur qui est psychologique.

II) Mallarmé caractérise le printemps comme un rêve mais ce songe est détruit.

II1-Le poète présente le printemps comme un rêve.  CL du printemps : « rêve » v.10, « lilas » v.11, « oiseaux » v.14, « fleur » v.14, « soleil » v.14.  Le registre lyrique : v.7 « Et triste, j’erre après un rêve vague et beau » et v.9 « Puis je tombe énervé de parfums d’arbres... »  Rythme ternaire

II2 -L’image forte et douloureuse du rêve est employée par Mallarmé.

  Juxtaposition des mots « face » et « fosse » v.10.  L’emploi des participes présents v.10 « creusant » et v.11 « mordant ».

II3-Ce songe est détruit.

 Utilisation de points de suspension v.12, pour montrer la lassitude, qu’il arrête de rêver. Pourtant, il semble que l’auteur est un espoir grâce à l’utilisation de « cependant » v.13.  v.6-7 le « tombeau » d’un « rêve vague et beau » montre la mort du rêve qui fait la tristesse du poème.

 CCL : référence au Spleen de Baudelaire (état de mélancolie)

autres poèmes

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Mercredi 15 mars 3 15 /03 /Mars 17:59
Ariettes oubliées
 
O triste, triste était mon âme
A cause, à cause d’une femme
 
Je ne me suis pas consolé,
Bien que mon cœur s’en soit allé,
 
Bien que mon cœur, bien que mon âme
Eussent fui loin de cette femme
 
Je ne me suis pas consolé,
Bien que mon cœur s’en soit allé
 
Et mon cœur, mon cœur trop sensible
Dit à mon âme : Est-il possible,
 
Est-il possible,- le fût-il,
Ce fier exil, ce triste exil ?
 
Mon âme dit à mon cœur : Sais-je
Moi-même, que nous veut ce piège
 
D’être présents bien qu’exilés,
Encore que loin en allés ?
 
 
 
                            Paul VERLAINE, Romances sans paroles (1874)
 
Comment Verlaine cherche-t-il a toucher son lecteur ?
 
I-Verlaine exprime avec mélancolie un amour perdu.
I-1-Il parle avec tristesse de la rupture avec la femme aimée.
            -il ne s’adresse pas directement à sa femme : marque la distance v.2
            -utilisation du temps du passé (v.1) et du présent (v.3): symbolise la rupture.
            -utilisation du « ô » : traduit l’expression d’un sentiment vif
 
I-2-Il semble encore éprouver des sentiments à l’égard de la femme.
            -utilisation du registre lyrique
            -thème de la plainte amoureuse
            -répétition « mon cœur » : parle de ses sentiments.
            -chiasme distique 1 « Ô triste, triste était … »
 
II-Ce fait passé a des conséquences sur lui.
II-1-Cette rupture est pesante sur son âme.
            -allégorie de l’âme et du cœur: insistance v.9-10
            -allitération du « m » tout au long du poème : traduit la possession.
            -vers au rythme croissant : v.1 et 2, v.9
            -v.13 (rythme décroissant) opposé au v14 (rythme croissant)
 
II-2-Il s’interroge et semble demander pardon
            -distiques 6 et 8 : il ne sait pas où il en est (flou) : interrogations
            -v12 : antithèse : fier exil /triste exil
            -v14 « nous » : il se rapproche de la femme aimée : semble demander pardon.
 
 
 
Conclusion : Dans ce poème, Verlaine appelle au pardon de sa femme implicitement, avec mélancolie. Dans le reste de ce recueil, il continuera à le faire tout en faisant écho à ses aventures avec Rimbaud. Il est donc partagé entre remords et élans passionnels.
 
 Paul VERLAINE, Romances sans paroles (1874)
 
 
 
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Mercredi 15 mars 3 15 /03 /Mars 17:58

 http://teamalaide.free.fr/Rimbaud/maboheme.htm

 Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques,
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !
 

  En quoi l’évocation du voyage du poète est-elle synonyme de libération ?

I L’image du voyage.

         I-1 : Un voyage sans itinéraire qui lui permet de se libérer, de s’épanouir.

- Le titre « Ma Bohème »: il évoque sa fugue sans destination précise donc une errance selon le hasard et la fantaisie.

- C.L. de la liberté : v1 « je m’en allais » ; v6 « rêveur » ; v7 « Grande Ourse » ; v11 « vigueur » : utilisation du verbe aller qui renforce le fait qu’il veuille partir. Le rêve permet de s’évader. La Grande Ourse fait référence à l’immensité du ciel donc un espace inconnu à découvrir.

- pronom « je » : autobiographie il raconte son histoire, son enfance. (?)

         I-2 : L’expression du déplacement, le vagabondage.

 

 

  - l’expression du déplacement se fait par les verbes : v1 « je m’en allais » sans précision du lieu. Le temps est à l’imparfait c’est donc une valeur durative, exprime une action continue dans le passé.

- des lieux sont cependant indiqués « sous le ciel »v3, « une auberge »v7, « au bord des routes »v9 : ce sont des images traditionnelles du voyage même si ces indications sont vagues. « Sous le ciel »v3 est mis en valeur grâce à la césure.

= cette liberté suppose un espace affranchi de toutes limites : ici les termes qui l’énoncent évoquent l’immensité idéale ou les lieux indéfinis du vagabondage.

 

 

 I-3 : Le voyage, inséparable de la poésie.

- Dès le titre nous observons « Ma bohême » il est question de sa vie et individualise ce voyage. Le mot « bohème » établit un lien avec le milieu littéraire grâce au champ lexical de la poésie « petit poucet »v6, « rêveur »v6, « Muse »v3 : le voyageur est donc un poète.  

- Le champ lexical de la rime « rime »v7, « rimant »v11 renforcé par le rejet  v7 « rime».

 Rimbaud nous montre que tout est soumis à une métamorphose, il est d’abord « féal »v3 puis « petit poucet »v6.

 - La poésie est l’activité essentielle du jeune voyageur notamment grâce au mot « lyre »v13 : instrument qui symbolise le poète.  

 

 

 - « comme des lyres, je tirais les élastiques… »v13 : le poète se dessine sous les traits d’un Orphée humoristique, fascinant et vagabond.  

 

 

 II/ A la recherche d’une muse poétique (= source d’inspiration)  

II- 1 La nature semble protéger le poète

- C.L. de la nature : « ciel »v3, « Grande Ourse » v7, « étoile et ciel »v8, « gouttes »v10, « ombres »v12 : fait référence au lyrisme du poème 

 

 

  - Elle prend la figure d’une femme réconfortante et maternelle, « doux frou-frou »v8 « Grande Ourse »v7.

- La nature est un lieu de protection v1, 9, 10

 - il ressent une complicité à travers la nature « des gouttes de rosée à mon front, comme un vin de vigueur »v10-11.  

 

 

II- 2 : Une fantaisie verbale - dans la dimension humoristique de la poésie qui s’écrit à partir d’un contraste entre les registres de langue différents.

 

 

- assonance en « ou » v8 : présence féminine?

- allitération en « s » v10 : présence de la nature

- beaucoup de ruptures dans les alexandrins v3.4.6…+ enjambements et rejets v6 et 10 « oh !la !la » : exprime »=l’amusement de Rimbaud = l’auteur respecte les contraintes des caractéristiques du sonnet mais les dépasse par ces rejets qui amènent la surprise chez le lecteur. 

 II- 3 : A travers son voyage, le poète découvre son inspiration, sa liberté dans un monde fantastique.

-« je m’en allais », « j’allais », « ma course », « au bord des routes », « poches crevées » : évoque que la liberté est inséparable de la notion de bonheur, les verbes exprime son errance. 

- « muse »v3, « petit poucet » v6 : référence au fantastique= registre fantastique avec le symbolisme du rêve. -présence du symbolisme : le symbolisme s’efforce de dépasser les limites offertes par la réalité, il voit dans l’art un moyen d’exprimer la part spirituelle de l’être humain, à travers une réflexion sur les mystères du monde.

A travers le symbole, manifestation sensible de l’univers spirituel, le poète tente d’accéder à un monde idéal. 1er paragraphe. Rimbaud se sert de symboles pour raconter sa quête d’un monde nouveau à travers le dérèglement des sens. (cf Lettre du voyant)

Par Mes Dés - Publié dans : poésie lyrique
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Mercredi 15 mars 3 15 /03 /Mars 17:57

Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux formes ont tout à l'heure passé.


Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,

Et l'on entend à peine leurs paroles.


Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux spectres ont évoqué le passé.


- Te souvient-il de notre extase ancienne?

- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?


- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?

Toujours vois-tu mon âme en rêve ? - Non.


- Ah ! les beaux jours de bonheur indicible

Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.


- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !

- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.


Tels ils marchaient dans les avoines folles,

Et la nuit seule entendit leurs paroles.

.

Poèmes extraits des FETES GALANTES  ( 1869 )  

Problématique : Comment Paul Verlaine exprime-t-il son désir de reconquérir l’être aimé  à    
                                   travers ce poème ?
I – L’être aimant voit tout noir autour de lui, sa seule vision positive est portée vers l’être aimé
·Le poète nous fait partager sa vision mélancolique de la vie
ex : « Dans le vieux parc solitaire et glacé » (vers 1) = description péjorative du décor
« yeux morts » (vers 3)   « lèvres molles » (vers 3)   « deux spectres » (vers 6) = dissonance et tristesse dans l’esprit de l’auteur
                    l’antithèse entre « colloque »* et le poème amplifie cette idée de réalité qui détruit l’auteur
·        la vision positive de la relation amoureuse qu’il a partagé avec l’être aimé qui ravive le poème
ex : « extase » (vers 7)   « âme en rêve » (vers 10)   « les beaux jours » (vers11)  
« bonheur indicible » (vers 11)   « bleu, le ciel » (vers 13)   « grand l’espoir » (vers 13)
                                 l’exclamation « Ah ! » met en valeur la phrase qui suit
II – Le poète, (ici l’être aimant) veut reconquérir l’être aimée qui semble le rejeter
·l’auteur évoque le regret d’une histoire passée
                              ex : « Deux spectres ont évoqué le passé » (vers 6) = passé en commun
                                     « Te souvient-il(…) » (vers 7) = souvenir lointain
                                     « (…)notre extase ancienne ? » = fini/vieux
                  - le temps des verbes nous renvoie à une histoire passée, en effet, seuls trois distiques sont au présent, les cinq autres sont au passé et à l’imparfait.  
 
aussi, le poème en 8 distiques est un rappel à la relation de deux êtres
·l’être aimé l’esquive, il ne désire plus de l’être aimant
ex : « -Te souvient-il(…)
         - Pourquoi voulez-vous(…) » (vers 7&8) = l’être aimé garde une distance entre lui et l’auteur comme si il ne le connaissait pas, alors que l’auteur au contraire, se rapproche de lui en le tutoyant.
     « -Non. » (vers 10) = réponse brève, sans verbe pour écourter ou stopper le dialogue
       « - Qu’il était bleu, le ciel, et grand, l’espoir !
-         L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir. » (vers 13&14) = l’être aimé contredit l’auteur + vers 14 est une réécriture du poème de Baudelaire « Spleen » 
 il y a, à cause de la distance de l’être aimé, corruption du mythe de l’amour.
colloque : synonyme de conférence, débat, discussion, entre plusieurs personnes
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