Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

Mercredi 1 août 2007
http://www.arteradio.com/son.html?24221



ça finira en sketch à la radio
par L'empoisonneuse publié dans : biographique
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Lundi 7 mai 2007


    C'est en 1928-1930, qu'avec un certain nombre de ses amis proches de son idéal, LOUIS BUTON prend la décision de se présenter aux élections municipales de 1929 contre la liste sortante, ce qui fit un beau chahut. Dès le premier tour, Louis BUTON est élu et huit autres candidats de sa liste passent au deuxième tour. 

    Dans la période 1934-1936, il ne déroge en rien à ses activités idéologiques de défense des libertés et des droits de l'homme. 

    Et puis la guerre arrive. Balayées les associations pacifistes...la mobilisation générale est ordonnée. La drôle de guerre qui s'ensuit, se transforme en catastrophe depuis mai 1940, pour aboutir à la soumission complète le 17 juin 1940 par PETAIN. Le vainqueur de VERDUN a encore beaucoup d'adeptes, et son "Maréchal nous voilà" beaucoup de partisans. Mais le 18 juin 1940, après cette débâcle, le Général DE GAULLE lançe à partir de LONDRES l'appel que l'on sait. 

    Abasourdis par cette guerre éclair qui avait fait des millions de prisonniers, les Français  n'e réagissent pas. L'occupation méthodique se concrétise bien vite. La relève, suivie du S.T.O. et du Mur de l'Atlantique, apporte quelques frémissements qui se transforment assez vite en bouillonnements, très légers d'abord, puis qui s'amplifient.

   Ecoutant tous les jours la BBC de LONDRES, on, commente les événements. Mais comment faire ? Les fusillades de CHATEAUBRIANT, le bombardement de SAINT-NAZAIRE, font l'objet de discussions qui n'avaient rien à voir avec les idéologies pacifistes. Les revers de l'armée Hitlérienne à STALINGRAD, le débarquement en AFRIQUE DU NORD, furent en quelque sorte un déclic. 

Louis BUTON subit, comme la majorité des français, l'occupation de son pays par l'envahisseur allemand. Il est de ceux qui n'acceptent  pas cette outrage fait à sa patrie.

 

 

LES MOUVEMENTS DE RESISTANCE EN VENDEE

 

En 1943, trois mouvements de résistance parfaitement structurés existaient en Vendée. C'était Libération Nord en place depuis 1941, l'organisation civile et militaire (O.C.M.) qui s'était surtout développée dans le sud de la Vendée et le "Front National" qui prit une grande importance à partir de l'été 1943.

    C'est l'organisation civile et militaire (O.C.M.) qui organisa les premiers parachutages d'armes en Vendée, 8 échelonnés entre juin et août 1943. 

    A LA ROCHE-SUR-YON, un homme, Marcel PENCHAUD, très efficacement secondé par son épouse, entreprend, au cours de l'année 1941, de rassembler quelques hommes dans la perspéctive de créer des groupes d'action.

  Ayant trouvé les contacts "officiels", Marcel PENCHAUD, alias Camille, agent de liaison et recruteur de personnels sûrs, avait réussi à étendre au début de l'année 1942 le mouvement "Libération Nord" dans les secteurs de la ROCHE-SUR-YON, CHANTONNAY, LUCON, FONTENAY, LES SABLES et MONTAIGU.

  En Mai 1943, Libération Nord et l'O.C.M. se rencontrent dans la perspective, non pas d'une fusion, mais dans l'espérance d'acquérir de nouveaux moyens pour mener des actions ensemble. C'est alors que l'ordre  fut donné de rechercher des terrains propices au parachutage d'armes.

  Parmi les différents lieux géographiques envisagés, Marcel PENCHAUD avait retenu les alentours d'AIZENAY, et c'est ainsi qu'il chargea son oncle, Louis BUTON de trouver un terrain propice pour ce genre d'opérations et de recruter un "groupe de réception".

    De par son métier, P'tit Louis connait tous les coins et recoins de la commune d'AIZENAY et fait son choix sur un village "La Brionnière" perdu entre deux routes départementales, où l'on  accède par un chemin creux et passablement boueux. Après avoir obtenu l'accord des habitants, les familles de Clément PERROCHEAU et d'Alfred DOUCET, Louis BUTON procéde au recrutement : ils sont dix-huit à avoir répondu à l'indicatif de la radio de LONDRES : "Ton bras est invaincu, mais non pas invincible" 

Le Groupe d'AIZENAY avec M. Louis BUTON, MM. Henri POIZAC, Eugène GAUCHER, Aristide CHAUVIN, Jacques BUTON, Edmond MECHINEAU, Paul PERRAUDEAU, maréchal-ferrant et son père, M. Ernest PERRAUDEAU, Paul ROUX, Emmanuel GENDRE, Maurice GENDREAU, Clément PERROCHEAU, Alfred DOUCET

                Le Groupe de LA ROCHE -SUR-YON avec MM. ANNONIER fils, MAMERT, ROUX,                         ROGATIEN MORNET, BIROT, MARCETEAU
 

    Dans cette nuit, une quinzaine de containers sont largués et c'est environ deux tonnes d'armes qui sont enterrées par l'équipe de résistants. 

 

 
par Mes Dés publié dans : biographique
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Lundi 7 mai 2007

La France, bien qu'officiellement retirée de la guerre depuis l'armistice du 22 juin 1940, a été présente lors de la signature de l'acte de capitulation, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS.

 

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder ce privilège à son pays. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s'achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire.

 

Le gouvernement du général de Gaulle est donc représenté à Berlin par le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique: «Et pourquoi pas le drapeau chinois?»

 

Le maréchal Keitel, commandant en chef de l'armée allemande, s'exclame pour sa part en voyant le drapeau français : «Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !»

 

Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils n'ont eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8 mai 1945. En 1975, le président Giscard d'Estaing a prétendu mettre un terme à cette commémoration par souci de réconciliation avec les Allemands... mais au grand scandale des associations d'anciens combattants.

 

En 1981, le 8 mai est redevenu férié... et chômé qui plus est. L'attention portée à cette célébration paraît d'autant plus incongrue que le 8 mai 1945 est aussi marqué par la répression sanglante de Sétif.

 

A noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai quoi qu'ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire... La France est de la sorte le seul pays qui commémore le 8 mai 1945 par un jour férié et chômé!

 

André Larané

http://www.herodote.net/dossiers/evenement.php5?jour=19450507

 

 

  commémoration 

 

par Mes Dés publié dans : biographique
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Vendredi 9 mars 2007
   Nous avons eu la joie de connaître Arthur Rimbaud. Aujourd'hui des choses nous séparent de lui sans que, bien entendu, notre très profonde admiration ait jamais manqué à son génie et à son caractère.    A l'époque relativement lointaine de notre intimité, Arthur Rimbaud était un enfant de seize à dix-sept ans, déjà nanti de tout le bagage poétique qu'il faudrait que le vrai public connût et que nous essaierons d'analyser en citant le plus que nous pourrons.
   L'homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d'ange en exil, avec des cheveux châtain-clair mal en ordre et des yeux d'un bleu pâle inquiétant. Ardennais, il possédait, en plus d'un joli accent de terroir trop vite perdu, le don d'assimilation prompte propre aux gens de ce pays- là, ce qui peut expliquer le rapide désséchement sous le soleil fade de Paris,de sa veine, pour parler com- me nos pères, de qui le langage direct et correct n'avait pas toujours tort en fin de compte!
   Nous nous occuperons d'abord de la première partie de 1'oeuvre d'Arthur Rimbaud, oeuvre de sa toute jeune adolescence, - gourme sublime, miraculeuse puberté! - pour ensuite examiner les diverses évolutions de cet esprit impétueux, jusqu'à sa fin littéraire.
   Ici une parenthèse, et si ces lignes tombent d'aventure sous ses yeux, qu'Arthur Rimbaud sache bien que nous ne jugeons pas les mobiles des hommes, et soit assuré de notre complète approbation (de notre tristesse noire, aussi ) en face de son abandon de la poésie, pourvu, comme nous n'en doutons pas, que cet abandon soit, pour lui, logique, honnête et nécessaire.
   L'oeuvre de Rimbaud, remontant à la période de son extrême jeunesse, c'est-à-dire 1869, 70,71, est assez abondante et formerait un volume respectable. Elle se compose de poèmes généralement courts, de sonnets, triolets, pièces en strophes de quatre,cinq et de six vers. Le poète n'emploie jamais la rime plate.
Son vers, solidement campé, use rarement d'artifices. Peu de césures libertines, moins encore de rejets.
Le choix des mots est toujours exquis, quelquefois pédant à dessein. La langue est nette et reste claire quand l'idée se fonce ou que le sens s'obscurcit. Rimes très honorables.
    

 

 

 

 

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Vendredi 9 mars 2007

http://www.monsieur-biographie.com/

 

http://clpav.fr/poemes-audio/rimbaud-verlaine.htm

 

 

Affaire Rimbaud »

Paroles: Hubert-Félix Thiéfaine.
Musique: Hubert-Félix Thiéfaine, Claude Mairet « Météo für nada » (1986).

La jambe de Rimbaud,
De retour à Marseille
Comme un affreux cargo
Chargé d'étrons vermeils,
Dérive en immondices
À travers les égouts.
La beauté fut assise
Un soir sur ce genou.
Horreur Harar Arthur,
Et tu l'as injuriée.
Horreur Harar Arthur
Tu l'as trouvée amère... la beauté ?

Une saison en enfer
Foudroie l'Abyssinie.
Ô sorcière, ô misère,
Ô haine, ô guerre, voici
Le temps des assassins
Que tu sponsorisas
En livrant tous ces flingues
Au royaume de Choa.
Horreur Harar Arthur,
Ô Bentley, ô châteaux,
Horreur Harar Arthur,
Quelle âme, Arthur est... sans défaut ?
Les poètes aujourd'hui
Ont la farce plus tranquille
Quand ils chantent au profit
Des derniers Danâkil.
Juste une affaire d'honneur
Mouillée de quelques larmes
C'est quand même un des leurs
Qui fournissait les armes.
Horreur Harar Arthur,
T'es vraiment d'outre-tombe.
Horreur Harar Arthur
Et pas de commission.
Horreur Harar Arthur
Et pas de cresson bleu
Horreur Harar Arthur
Où la lumière pleut.


par Mes Dés publié dans : biographique
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