Partager l'article ! Faux rêveur et vrai roman: On entendait dans la pièce attenante jouer du piano. Meaulnes avança curieusement la tête. C'était une sorte d ...
"Avant coureurs candides ou survivants hébétés"
Bienvenue aux albatros sur le blog de première-aile
Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.
Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.
Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.
Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.
Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.
Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.
Un texte de Charles Juliet
Après cette fête où tout était charmant, mais fiévreux et fou, où lui-même avait si follement poursuivi le grand pierrot, Meaulnes se trouvait là plongé dans le bonheur le plus calme du monde.
Sans bruit, tandis que la jeune fille continuait à jouer, il retourna s'asseoir dans la salle à manger, et, ouvrant un des gros livres rouges épars sur la table, il commença distraitement à lire.
Presque aussitôt un des petits qui étaient par terre s'approcha, se pendit à son bras et grimpa sur son genou pour regarder en même temps que lui ; un autre en
fit autant de l'autre côté. Alors ce fut un rêve comme son rêve de jadis. Il put imaginer longuement qu'il était dans sa propre maison, marié, un beau soir, et que cet être charmant et inconnu
qui jouait du piano, près de lui, c'était sa femme...
Je penche de plus en plus pour l'Augustin bien que l'écriture ...
faut voir
un peu surpris, mais vraiment ravi, qu'un lien vers mon blog figure à la suite d'un tel texte... je ne vois pas immédiatement le rapport, je ne suis pas du tout à cette hauteur c'est incontestable...
encore merci :-)
je ne sais pas quelle hauteur l'auteur s'autorise...