Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

Mardi 6 novembre 2007
 une citation de julien Gracq que vous retrouverez sur le site des éditions Corti :

  Un calcul, même très approximatif, du nombre d’heures dont nous avons disposé au cours de notre vie pour la lecture, nous prouve que nous avons en réalité lu sensiblement moins de livres que nous ne le croyons. Nous n’avons pas eu le temps matériel de lire tous les livres que nous pensons avoir lus.

     Mais les livres que nous avons lus sont bien loin d’être les seuls éléments de notre culture livresque. Comptent aussi, parfois presque autant, ceux dont nous avons entendu parler, d’une manière qui nous a fait dresser l’oreille (l’oreille interne), ceux dont un passage cité ailleurs isolément a éveillé en nous des échos précis, ou dont la mitoyenneté avec des ouvrages déjà connus de nous a permis au moins l’étiquetage. Ceux dont nous ne connaissons guère que le titre et le sens général, mais qui, dessinés en creux par les frontières des livres connexes, figurent pourtant, dans notre répertoire livresque, comme références utilisables.
     Cette culture accrue par enjambements, par recoupements et par contamination, est peut-être la vraie culture livresque. Le livre est contagieux. La masse des livres déjà connus confère une demi-réalité maniable aux livres non lus encore qu’elle cerne et fait pressentir. Ainsi, à partir d’un certain acquis, la culture livresque, alors que la lecture ne suit qu’une progression arithmétique, peut se développer de manière presque exponentielle par une méthode qui n’est pas sans analogie avec la solution d’un puzzle, et que les polyglottes expérimentent tous pratiquement pour l’acquisition de nouvelles langues. Pour s’enrichir pleinement par la lecture, il ne suffit pas de lire, il faut savoir s’introduire dans la société des livres, qui nous font alors profiter de toutes leurs relations, et nous présentent à elles de proche en proche à l’infini. Une preuve a contrario en est fournie par l’autodidacte de La Nausée.
par L'empoisonneuse
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Mardi 6 novembre 2007
les prix littéraires

 

Le Prix Goncourt est le plus célèbre des prix littéraires français. Il a été créé en 1896 par testament de l'historien écrivain Edmond de Goncourt (1822-1896), en mémoire de son frère Jules, et proclamé pour la première fois le 21 décembre 1903. Il récompense, selon les statuts de la Société Littéraire des Goncourt, aujourd'hui Académie Goncourt, fondée officiellement par Alphonse Daudet, exécuteur testamentaire d'Edmond de Goncourt, "le meilleur ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année", c'est-à-dire donc presque exclusivement un roman, d'auteur français. Selon ses fondateurs, le Prix Goncourt doit récompenser "la jeunesse, l'originalité du talent, les tentatives nouvelles et hardies de la pensée et de la forme".
Sa dotation n'est que de 5.000 francs de l'époque (soit moins de 10 euros) mais le prestige du Prix est tel qu'il provoque une immense vague d'achats du livre primé -- de 300.000 à un million d'exemplaires -- et assure immédiatement la notoriété à son auteur. Le Prix Goncourt est habituellement proclamé début novembre, au restaurant Drouant (Place Gaillon, Paris) où le jury se réunit tout au long de l'année chaque premier mardi du mois pour déjeuner et choisir le lauréat à travers une série de sélections et d'éliminations. Les dix membres à vie du jury -- actuellement François Nourissier, Daniel Boulanger, Robert Sabatier, Françoise Mallet-Joris, Didier Decoin, Edmonde Charles-Roux (présidente du jury), Jorge Semprun, Michel Tournier, Bernard Pivot et Françoise Chandernagor -- se recrutent par cooptation. Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain, mais Romain Gary l'a obtenu deux fois, l'une en 1956 pour Les Racines du ciel, l'autre en 1975, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour La Vie devant soi. Marcel Proust (1919), André Malraux (1933), Simone de Beauvoir (1954), Patrick Modiano (1978) ou encore Marguerite Duras (1984), ont notamment reçu le Prix Goncourt. On notera que, en un peu plus d'un siècle, deux maisons d'édition seulement, Gallimard et Grasset, se partagent plus de 60 % des Prix Goncourt.

  un regard critique 

par L'empoisonneuse publié dans : argumentation
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Mardi 6 novembre 2007
On dira que  non vous ne lui ressemblez pas quoique  oui mais en effet

http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Roman.html

 

 

- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade..
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

29 sept. 70    Arthur Rimbaud

http://abardel.free.fr/index.htm

 

par L'empoisonneuse publié dans : premiere-aile
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Dimanche 4 novembre 2007
par L'empoisonneuse publié dans : méthodologie
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