Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

la suite

  Un texte de Charles Juliet 

Vendredi 24 mars 2006

SCENE V.

[D. JUAN, UN SPECTRE en femme voilée, SGANARELLE.]

LE SPECTRE.

      Dom Juan n'a plus qu'un moment à pouvoir profiter de la misericorde du Ciel, et s'il ne se repent icy, sa perte est resoluë.


SGANARELLE.

      Entendez-vous, Monsieur?


D. JUAN.

      Qui ose tenir ces paroles? je croy connoistre cette voix.


SGANARELLE.

      Ha, Monsieur, c'est un Spectre, je le reconnois au marcher.


D. JUAN.

      Spectre, Fantosme, ou Diable, je veux voir ce que c'est. [Le Spectre change de figure, et représente le Temps avec sa faux à la main.]


SGANARELLE.

      O Ciel! voyez-vous, Monsieur, ce changement de figure?


D. JUAN.

      Non, non, rien n'est capable de m'imprimer de la terreur, et je veux éprouver avec mon épée si c'est un corps ou un esprit. [Le Spectre s'envole dans le temps que D. Juan le veut fraper.]


SGANARELLE.

      Ah, Monsieur, rendez-vous à tant de preuves, et jettez-vous viste dans le repentir.


D. JUAN.

      Non, non, il ne sera pas dit, quoy qu'il arrive, que je sois capable de me repentir, allons, suis-moy.

 

 

 

SCENE VI.

[LA STATUE, D. JUAN, SGANARELLE.]

LA STATUE.

      Arrestez, D. Juan, vous m'avez hier donné parole de venir manger avec moy.


D. JUAN.

      Oüy, où faut-il aller?


LA STATUE.

      Donnez-moy la main.


D. JUAN.

      La voila.


LA STATUE.

      D. Juan, l'endurcissement au peché traîne une mort funeste, et les graces du Ciel que l'on renvoye, ouvrent un chemin à sa foudre.


D. JUAN.

      O Ciel, que sens-je? un feu invisible me brûle, je n'en puis plus, et tout mon corps devient un brasier ardent, ah! [Le tonnerre tombe avec un grand bruit et de grands éclairs sur D. Juan, la terre s'ouvre et l'abysme, et il sort de grands feux de l'endroit où il est tombé.]


SGANARELLE.

      [Ah mes gages! mes gages!] Voila par sa mort un chacun satisfait, Ciel offencé, Loix violées, filles seduites, familles deshonorées, parens outragez, femmes mises à mal, maris poussez à bout, tout le monde est content; il n'y a que moy seul de malheureux, qui aprés tant d'années de service, n'ay point d'autre recompense que de voir à mes yeux l'impieté de mon Maître, punie par le plus épouvantable châtiment du monde. [Mes gages, mes gages, mes gages!]

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Vendredi 24 mars 2006

SGANARELLE.

      Quoy? vous ne croyez rien du tout, et vous voulez cependant vous eriger en homme de bien?


D. JUAN.

      Et pourquoy non? il y en a tant d'autres comme moy qui se mélent de ce métier, et qui se servent du mesme masque pour abuser le monde.


SGANARELLE.

      Ah, quel homme! quel homme!


D. JUAN.

      Il n'y a plus de honte maintenant à cela, l'Hipocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus, le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse joüer aujourd'hui, et la profession d Hipocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toûjours respectée, et quoy qu'on la découvre, on n'ose rien dire contr'elle. Tous les autres vices des hommes sont exposez à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l'Hipocrisie est un vice privilegié, qui de sa main ferme la bouche à tout le monde, et joüit en repos d'une impunité souveraine. On lie à force de grimaces une société étroite avec tous les gens du party; qui en choque un, se les attire tous sur les bras, et ceux que l'on sçait mesme agir de bonne foy là-dessus, et que chacun connoist pour être veritablement touchez: ceux-là, dis-je, sont toûjours les dupes des autres, ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers, et appuyent aveuglément les singes de leurs actions. Combien crois-tu que j'en connoisse, qui par ce stratageme ont rhabillé adroitement les desordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et sous cet habit respecté, ont la permission d'estre les plus méchans hommes du monde? on a beau sçavoir leurs intrigues, et les connoistre pour ce qu'ils sont, ils ne laissent pas pour cela d'estre en credit parmy les gens, et quelque baissement de teste, un soûpir mortifié, et deux roulemens d'yeux rajustent dans le monde tout ce qu'ils peuvent faire. C'est sous cét abry favorable que je veux me sauver et mettre en seureté mes affaires. Je ne quitteray point mes douces habitudes, mais j'auray soin de me cacher, et me divertiray à petit bruit. Que si je viens à estre découvert, je verray sans me remuer prendre mes interests à toute la cabale, et je seray défendu par elle envers, et contre tous. Enfin, c'est là le vray moyen de faire impunément tout ce que je voudray. Je m'érigeray en censeur des actions d'autruy, jugeray mal de tout le monde, et n'auray bonne opinion que de moy. Dés qu'une fois on m'aura choqué tant soit peu, je ne pardonneray jamais, et garderay tout doucement une haine irreconciliable. Je feray le vangeur des interêts du Ciel, et sous ce pretexte commode, je pousseray mes Ennemis, je les accuseray d'impieté, et sçauray déchaîner contr'eux des zelez indiscrets, qui sans connoissance de cause crieront en public contr'eux, qui les accableront d'injures, et les damneront hautement de leur authorité privée. C'est ainsi qu'il faut profiter des foiblesses des hommes, et qu'un sage esprit s'accommode aux vices de son siecle.


SGANARELLE.

      O Ciel! qu'entends-je icy? il ne vous manquoit plus que d'estre Hipocrite pour vous achever de tout point, et voila le comble des abominations. Monsieur, cette derniere cy m'emporte, et je ne puis m'empescher de parler. Faites moy tout ce qu'il vous plaira, batez-moy, assommez-moy de coups, tuez-moy, si vous voulez, il faut que je décharge mon coeur, et qu'en Valet fidele je vous dise ce que je dois. Sçachez, Monsieur, que tant va la cruche à l'eau, qu'enfin elle se brise: et comme dit fort bien cét Auteur que je ne connois pas, l'homme est en ce monde ainsi que l'oiseau sur la branche, la branche est attachée à l'arbre, qui s'attache à l'arbre suit de bons preceptes, les bons preceptes valent mieux que les belles paroles, les belles paroles se trouvent à la Cour. A la Cour sont les Courtisans, les Courtisans suivent la mode, la mode vient de la fantaisie, la fantaisie est une faculté de l'ame, l'ame est ce qui nous donne la vie, la vie finit par la mort, la mort nous fait penser au Ciel, le Ciel est au dessus de la terre, la terre n'est point la mer, la mer est sujette aux orages, les orages tourmentent les vaisseaux, les vaisseaux ont besoin d'un bon pilote, un bon pilote a de la prudence, la prudence n'est point dans les jeunes gens, les jeunes gens doivent obeïssance aux vieux, les vieux ayment les richesses, les richesses font les riches, les riches ne sont pas pauvres, les pauvres ont de la necessité, necessité n'a point de loy, qui n'a point de loy vit en bête brute, et par consequent vous serez damné à tous les Diables.


D. JUAN.

      O le beau raisonnement!


SGANARELLE.

      Aprés cela, si vous ne vous rendez, tant pis pour vous.

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Vendredi 24 mars 2006

[LE PAUVRE, SGANARELLE, FRANCISQUE.]



SGANARELLE.

      Enseignez-nous un peu le chemin qui meine à la Ville.


LE PAUVRE.

      Vous n'avez qu'à suivre cette route, Messieurs, et détourner à main droite quand vous serez au bout de la forest. Mais je vous donne avis que vous devez vous tenir sur vos gardes, et que depuis quelque temps, il y a des voleurs icy autour.


D. JUAN.

      Je te suis bien obligé, mon amy, et je te rends graces de tout mon coeur.


LE PAUVRE.

      Si vous vouliez, Monsieur, me secourir de quelque aumosne.


D. JUAN.

      Ah, ah, ton avis est interessé à ce que je vois.


LE PAUVRE.

      Je suis un Pauvre homme, Monsieur, retiré tout seul dans ce bois depuis dix ans, et je ne manqueray pas de prier le Ciel qu'il vous donne toute sorte de biens.


D. JUAN.

      Eh, prie-le qu'il te donne un habit, sans te mettre en peine des affaires des autres.


SGANARELLE.

      Vous ne connoissez pas Monsieur, bon homme, il ne croit qu'en deux et deux sont quatre, et en quatre et quatre sont huit.


D. JUAN.

      Quelle est ton occupation parmy ces arbres?


LE PAUVRE.

      De prier le Ciel tout le jour pour la prosperité des gens de bien qui me donnent quelque chose.


D. JUAN.

      Il ne se peut donc pas que tu ne sois bien à ton aise?


LE PAUVRE.

      Helas, Monsieur, je suis dans la plus grande necessité du monde.


D. JUAN.

      Tu te moques, un homme qui prie le Ciel tout le jour ne peut pas manquer d'estre bien dans ses affaires.


LE PAUVRE.

      Je vous asseure, Monsieur, que le plus souvent je n'ay pas un morceau de pain à mettre sous les dents.


D. JUAN.

      [Voila qui est étrange, et tu es bien mal reconnu de tes soins; ah ah, je m'en vais te donner un Louis d'or tout à l'heure pourveu que tu veuilles jurer.


LE PAUVRE.

      Ah, Monsieur, voudriez-vous que je commisse un tel péché?


D. JUAN.

      Tu n'as qu'à voir si tu veux gagner un Louis d'or ou non, en voici un que je te donne si tu jures, tiens il faut jurer.


LE PAUVRE.

      Monsieur.


D. JUAN.

      A moins de cela tu ne l'auras pas.


SGANARELLE.

      Va, va, jure un peu, il n'y a pas de mal.


D. JUAN.

      Prens, le voila, prens te dis-je, mais jure donc.


LE PAUVRE.

      Non Monsieur, j'ayme mieux mourir de faim.


D. JUAN.

      Va va,] je te le donne pour l'amour de l'humanité. Mais que voy-je là, un homme attaqué par trois autres? la partie est trop inégale, et je ne dois pas souffrir cette lascheté. [Il court au lieu du combat.]

Jacques Lassalle parle de sa mise en scène

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Vendredi 24 mars 2006

[D. JUAN en habit de campagne, SGANARELLE en Medecin.]

SGANARELLE.

      Je veux sçavoir un peu vos pensées à fonds. Est-il possible que vous ne croyez point du tout au Ciel?


D. JUAN.

      Laissons cela.


SGANARELLE.

      C'est-à-dire que non; et à l'Enfer?


D. JUAN.

      Eh.


SGANARELLE.

      Tout de mesme; et au Diable s'il vous plaist?


D. JUAN.

      Oüy, oüy.


SGANARELLE.

      Aussi peu; ne croyez-vous point l'autre vie?


D. JUAN.

 

      Ah, ah, ah.

 


SGANARELLE.

      Voila un homme que j'auray bien de la peine à convertir. Et, dites-moy un peu, [le Moine bourru, qu'en croyez-vous? eh!


D. JUAN.

      La peste soit du fat.


SGANARELLE.

      Et voyla ce que je ne puis souffrir, car il n'y a rien de plus vray que le Moine bourru; et je me ferois pendre pour celuy-là; mais] encore faut-il croire quelque chose [dans le monde], qu'est-ce [donc] que vous croyez?


D. JUAN.

      Ce que je croy?


SGANARELLE.

      Oüy.


D. JUAN.

      Je croy que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit.


SGANARELLE.

      La belle croyance [et les beaux articles de foi] que voila; vostre religion, à ce que je vois, est donc l'aritmetique; il faut avoüer qu'il se met d'étranges folies dans la teste des hommes, et que pour avoir bien estudié on en est bien moins sage le plus souvent; pour moy, Monsieur, je n'ay point estudié comme vous, Dieu mercy, et personne ne sçauroit se vanter de m'avoir jamais rien appris, mais avec mon petit sens, mon petit jugement, je voy les choses mieux que tous les livres, et je comprens fort bien que ce monde, que nous voyons, n'est pas un champignon qui soit venu tout seul en une nuict. Je voudrois bien vous demander qui a fait ces arbres-là, ces rochers, cette terre, et ce Ciel que voilà là-haut, et si tout cela s'est basty de luy-mesme; vous voilà vous par exemple, vous estes là; est-ce que vous vous estes fait tout seul, et n'a-t-il pas fallu que vostre pere ait engrossé vostre mere pour vous faire? pouvez-vous voir toutes les inventions, dont la machine de l'homme est composée, sans admirer de quelle façon cela est ageancé l'un dans l'autre? ces nerfs, ces os, ces veines, ces arteres, ces... ce poumon, ce coeur, ce foye, et tous ces autres ingrediens qui sont là et qui... oh dame, interrompez-moy donc si vous voulez, je ne sçaurois disputer si l'on ne m'interrompt, vous vous taisez exprés, et me laissez parler par belle malice.


D. JUAN.

      J'attends que ton raisonnement soit finy.


SGANARELLE.

      Mon Raisonnement est qu'il y a quelque chose d'admirable dans l'homme quoy que vous puissiez dire, que tous les sçavans ne sçauroient expliquer; cela n'est-il pas merveilleux que me voilà icy, et que j'aye quelque chose dans la teste qui pense cent choses differentes en un moment, et fait de mon corps tout ce qu'elle veut! je veux frapper des mains, hausser le bras, lever les yeux au Ciel, baisser la teste, remuer les pieds, aller à droit, à gauche, en avant, en arriere, tourner... [Il se laisse tomber en tournant.]


D. JUAN.

      Bon voila ton raisonnement qui a le nez cassé.


SGANARELLE.

      Morbleu, je suis bien sot de m'amuser à raisonner avec vous; croyez ce que vous voudrez, il m'importe bien que vous soyez damné!

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Vendredi 24 mars 2006

[D. JUAN, SGANARELLE.]

 

 

D. JUAN.

      Et bien, je te donne la liberté de parler, et de me dire tes sentimens.


SGANARELLE.

      En ce cas, Monsieur, je vous diray franchement que je n'approuve point vostre methode, et que je trouve fort vilain d'aimer de tous costez comme vous faites.


D. JUAN.

      Quoy? tu veux qu'on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour luy, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne? La belle chose de vouloir se picquer d'un faux honneur d'estre fidelle, de s'ensevelir pour toûjours dans une passion, et d'estre mort dés sa jeunesse, à toutes les autres beautez qui nous peuvent frapper les yeux: non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules, toutes les Belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'estre rencontrée la premiere, ne doit point dérober aux autres les justes pretentions qu'elles ont toutes sur nos coeurs. Pour moy, la beauté me ravit par tout où je la trouve; et je cede facilement à cette douce violence, dont elle nous entraisne; j'ay beau estre engagé, l'amour que j'ay pour une belle, n'engage point mon ame à faire injustice aux autres; je conserve des yeux pour voir le merite de toutes, et rends à chacune les hommages, et les tributs où la nature nous oblige. Quoy qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je voy d'aimable, et dés qu'un beau visage me le demande, si j'en avois dix mille, je les donnerois tous. Les inclinations naissantes aprés tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à reduire par cent hommages le coeur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrés qu'on y fait; à combatre par des transports, par des larmes, et des soûpirs, l'innocente pudeur d'une ame, qui a peine à rendre les armes; à forcer pied à pied toutes les petites resistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur, et la mener doucement, où nous avons envie de la faire venir. Mais lors qu'on en est maistre une fois, il n'y a plus rien à dire, ny rien à souhaiter, tout le beau de la passion est finy, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos desirs, et presenter à nostre coeur les charmes attrayants d'une conqueste à faire. Enfin, il n'est rien de si doux, que de triompher de la resistance d'une belle personne; et j'ay sur ce sujet l'ambition des Conquerants, qui volent perpetuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se resoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrester l'impetuosité de mes desirs, je me sens un coeur à aimer toute la terre; et comme Alexandre, je souhaiterois qu'il y eust d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquestes amoureuses.


SGANARELLE.

      Vertu de ma vie, comme vous debitez; il semble que vous ayez appris cela par coeur, et vous parlez tout comme un Livre.


D. JUAN.

      Qu'as-tu à dire là-dessus?


SGANARELLE.

      Ma foy, j'ay à dire... je ne sçay; car vous tournez les choses d'une maniere, qu'il semble que vous avez raison, et cependant il est vray que vous ne l'avez pas. J'avois les plus belles pensées du monde, et vos discours m'ont broüillé tout cela; laissez faire, une autre fois je mettray mes raisonnemens par écrit, pour disputer avec vous.

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