http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Roman.html
Vous demandez des bocks ou de la limonade..
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
29 sept. 70 Arthur Rimbaud
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"Avant coureurs candides ou survivants hébétés"
Bienvenue aux albatros sur le blog de première-aile
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29 sept. 70 Arthur Rimbaud
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© Bibliothèque de l'Assemblée nationale - Photo Irène Andréani
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Le discours de Victor Hugo appuie la proposition d’Armand de Melun visant à constituer un comité destiné à « préparer les lois relatives à la prévoyance et à l’assistance publique ». _____ Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu’où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ? Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon ! Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé !
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Repérages des procédés de l’argumentation dans le discours de Victor Hugo
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Victor Hugo, Discours à l'Assemblée, 30 juin 1850.
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Victor Hugo élu député en 1848 , siège à droite, écrit les Misérables depuis deux ans…maîtrise avec éloquence la diversité des genres et registres… |
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Figurez-vous ces caves dont rien de ce que je vous ai dit ne peut donner l'idée ; figurez-vous ces cours qu'ils appellent des courettes, resserrées entre de hautes masures, sombres, humides, glaciales, méphitiques1, pleines de miasmes stagnants, encombrées d'immondices, les fosses d'aisance à côté des puits ! Hé mon Dieu ! ce n'est pas le moment de chercher des délicatesses de langage ! Figurez-vous ces maisons, ces masures habitées du haut en bas, jusque sous terre, les eaux croupissantes filtrant à travers les pavés dans ces tanières où il y a des créatures humaines. Quelquefois jusqu'à dix familles dans une masure, jusqu'à dix personnes dans une chambre, jusqu'à cinq ou six dans un lit, les âges et les sexes mêlés, les greniers aussi hideux que les caves, des galetas2 où il entre assez de froid pour grelotter et pas assez d'air pour respirer ! Je demandais à une femme de la rue du Bois-Saint-Sauveur : pourquoi n'ouvrez-vous pas les fenêtres ? - elle m'a répondu : - parce que les châssis sont pourris et qu'ils nous resteraient dans les mains. J'ai insisté : - vous ne les ouvrez-donc jamais ? - Jamais, monsieur ! Figurez-vous la population maladive et étiolée3, des spectres au seuil des portes, la virilité retardée, la décrépitude précoce, des adolescents qu'on prend pour des enfants, de jeunes mères qu'on prend pour de vieilles femmes, les scrofules, le rachis, l'ophtalmie, l'idiotisme4, une indigence inouïe, des haillons partout, on m'a montré comme une curiosité une femme qui avait des boucles d'oreilles d'argent !
Ah ! Vous niez ! Eh bien, dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains, les plaies, les plaies saignantes de ce Christ7 qu'on appelle le peuple !
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Anaphore emploi du démonstratif
Chute de la phrase : insistance sur l’hygiène déplorable- rythme croissant de la phrase
Implication du locuteur / un poète qui renonce au langage soutenu-
pour souligner le prosaïsme de la misère Antithèse excès de misère/ manque d’hygiène rythme régulier 8 syllabes Implication du locuteur/ le poète enquête sur les lieux du drame – discours direct rapporté – demande qu’on lui précise les faits Reprise de l’adverbe jamais Reprise de la confusion qu’entraîne la misère- perte d’identité et de dignité utilisation des antithèses /anomalie dans le temps comme dans l’espace Accumulation de maladies liées aux carences que provoque la misère /rythme binaire, hyperbole , expansion de l’espace
Hypotypose destinée à frapper le lecteur Stratégie de la persuasion : ces misérables travaillent la misère : même condition quel que soit l’âge et le sexe
utilisation de l’alexandrin au rythme régulier
utilisation des phrases exclamatives et injonctives |
ce qu'il aurait voulu faire aussi
Victor HUGO
(26/02/1802 - 22/05/1885)
| ÉTAT CIVIL | |
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M. Victor HUGO |
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| Né le 26/02/1802 à BESANÇON (DOUBS - FRANCE) | |
| Décédé le 22/05/1885 à PARIS (PARIS - FRANCE) | |
| ASSEMBLÉE NATIONALE OU CHAMBRE DES DÉPUTÉS | |
| 13/06/1848-12/ 05/1849 (Assemblée nationale constituante) et 13/05/1849 - 02/12/1851 : Seine | |
| 08/02/1871 - 01/03/1871 : Seine | |
| SÉNAT OU CHAMBRE DES PAIRS | |
| de 1845 à 1848 et de 1876 à 1885 | |
Animations sous le Chapiteau - Film et Echanges au Théâtre Municipal - mercredi 17 octobre - 14:00 - Français
85 LA ROCHE-SUR-YON - Place Napoléon
A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère
Le collectif d’association vous propose :
à 14H : des animations sous le chapiteau de la ville place Napoléon :
atelier banderoles
jeux animés par les associations
contes
tables de presse.
18h30 lancement de la soirée et collation.
20H au théâtre municipal :
Film monté à partir de reportages sur les associations du
collectif
Echanges.
et pour la revue de presse.....
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