Extraits du rapport du principal du collège d'Hazebrouck au recteur d'Académie, le 28 avril 1869   Il n'avait que 22 ans lorsqu'il hébergea le poète que vous savez !

Un incident m'oblige à vous entretenir confidentiellement de certaines imprudences de M. Izambard.

Ayant appris, il y a trois mois environ, que ce jeune professeur avait assisté à deux bals publics (celui des pompiers et celui de l'Orphéon), qu'il y avait dansé beaucoup, et notamment, à son insu sans doute, avec des jeunes filles dont la réputation est loin [d'être] établie avantageusement, je l'appelai dans mon cabinet et tâchai de lui faire comprendre combien nous avons besoin de nous tenir constamment sur nos gardes. Je lui dis, entre autres choses, que les habitants d'Hazebrouck n'admettent pas que les professeurs du collège paraissent dans un bal public, encore moins qu'ils y dansent; que du reste cela ne s'était pas vu ici depuis que je suis principal et que je le priai de vouloir bien s'abstenir de ce genre d'amusement. Il me répondit: « je vous remercie M. le Principal de m'avoir prévenu, et je vous promets de me conformer à vos désirs sous ce rapport. » Or, depuis ce jour, deux autres bals ont eu lieu à Hazebrouck dont un dimanche dernier et c'est aujourd'hui même qu'une ouvrière m'a dit avoir été engagée à la danse par M. Izambard et l'avoir vu les deux fois.

[...] D'autres causes concourent à aggraver cette situation d'abord il est bien imprudent dans ses paroles, il m'a été signalé sur ce point par un homme tout à fait sérieux attaché lui-même à l'Université et prenant ses repas au même hôtel que lui [...] Il met rarement le pied à l'église et vous ne devez pas ignorer, M. le Recteur combien ce fait est remarqué à Hazebrouck.

[...] II me paraît capable sous le rapport des connaissances, mais en ce qui concerne la discipline, il est extrêmement faible. Il est trop familier avec ses élèves et cette familiarité nuit beaucoup à son succès. Il n'a parfois que trois ou quatre jeunes gens dans sa classe, et bien des fois j'ai dû intervenir afin de faire cesser les désordres qu'ils commettaient devant lui ou de punir de grossières impolitesses qu'il ne pouvait empêcher.

[...] A cause de son peu de fermeté en discipline et de sa surdité, et aussi à cause de l'impression peu avantageuse qu'il doit déjà avoir produit pour les motifs ci dessus, je ne vous demande pas le maintien de ce professeur pour l'année prochaine.

  Rapport d'un inspecteur d'Académie, premier semestre 1870

Ce jeune professeur est intelligent; il ne manque de goût ni d'entrain et ses corrections accusent des connaissances. Il est malheureusement atteint d'une infirmité qui paralyse en grande partie ses bonnes qualités, il est sourd, et la discipline se ressent énormément d'un état qui ne peut que s'aggraver. Les classes sont ici nombreuses et il me paraît difficile qu'il puisse se maintenir dans une position qui réclame le libre exercice de toutes les facultés. 

Note du recteur Fleury au ministre, le 22 avril 1871  

M. Izambard, Monsieur le Ministre, est un jeune fonctionnaire instruit, intelligent, actif mais il n'a pas encore toute l'expérience désirable, et c'est à son défaut d'expérience, sans doute, qu'on doit attribuer certains actes de légèreté qui ont provoqué contre lui les plaintes de quelques familles.

J'ajoute que, le collège de Charleville étant fréquenté par les élèves du Séminaire, il importe que les professeurs soient à l'abri de toutes espèces d'accusations, fussent-elles même quelquefois mal fondées.

Ce n'est pas donné à tous d'être voyant ou maudit 


publié dans : modernité de la poésie
Mercredi 13 juin 2007
par L'empoisonneuse ajouter un commentaire



Ils sont déjà en ligne


Mercià Adrien et à  Pierre qui ont été les premiers à m'en parler!
Merci aux suivants z'ossi pour leur confiance ...


Marine me demande déjà un corrigé.  Surveillez plutôt les consignes de correction sur ce site.

Elles seront données le 14 ou le 15 juin aux correcteurs .
publié dans : premiere-aile
Mardi 12 juin 2007
par L'empoisonneuse ajouter un commentaire

 

Ici tout bouge, nage, fuit, revient, se défait, se refait. Tout cesse, sans cesse. On dirait l’insurrection des molécules, l’intérieur d’une pierre un millième de seconde avant qu’elle ne se désagrège.
C’est ça, la littérature.

Samuel Beckett, Le Monde et le pantalon, 1989.

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publié dans : premiere-aile
Lundi 11 juin 2007
par Zamp ajouter un commentaire
Grâce à d'ardentes et patientes  recherches sur le net, je t'ai trouvé les sujets de l'EAF du 12 juin

 

Comme chaque année, Désinformations.com entame son cycle d'aide aux candidats du baccalauréat en dévoilant les sujets qui tomberont le plus probablement selon nos sources bien désinformées proches du Ministère de la sécurité de l'intérieur. Nous commençons aujourd'hui avec l'épreuve anticipée de Français.

Sujet de l'épreuve anticipée de Français, académies désinformées

Une souris verte,
Qui courait dans l'herbe
Je l'attrape par la queue
Je la montre à ces messieurs
Ces messieurs me disent
Trempez la dans l'huile
Trempez la dans l'eau
ça fera un escargot tout chaud
.

I- Après avoir lu le texte, vous répondrez à la question suivante (4 points) :

En prenant appui sur le texte, vous définirez la thèse en présence. Votre réponse n'excédera pas une vingtaine de lignes.

II. Vous traiterez ensuite, au choix, l'un des sujets suivants (16 points) :

Commentaire

Vous ferez un commentaire du texte depuis : "Je l'attrape...", jusqu'à : "...dans l'eau".

Dissertation

La représentation animale dans les œuvres littéraires est-elle, selon vous, une forme efficace pour inciter le lecteur à l'introspection, et, éventuellement, le convaincre de certaines vérités ?

Vous répondrez à cette question dans un développement organisé, en prenant appui sur le texte de la souris verte, sur les œuvres que vous avez étudiées, et sur vos lectures personnelles.

Invention

Vous recopierez soigneusement l'intégralité du texte et vous le développerez en imaginant la suite du dialogue entre le narrateur et les messieurs. Vous avez la liberté de placer ce dialogue dans le cadre du monde contemporain.

 

Notre consultant, Jean-Paul Dubonchoix, inspecteur honoraire en retraite de la sécurité de l'éducation nationale, a bien voulu confier à nos jeunes lecteurs ses recommandations pour réussir cette épreuve "difficile car basée sur un texte court".

Monsieur Dubonchoix invite en premier lieu les candidats au baccalauréat à répondre avec "précision" à la première question. "La thèse", explique-t-il, "c'est que la souris est une représentation de l'objet littéraire mobile dans le référentiel autocentré du lecteur, c'est un ensemble conceptuel cohérent après lequel le lecteur court lui-même". Il faut exposer aussi en quoi "le lecteur se cherche à travers la souris et se trouve en dialogue avec son moi profond malgré le regard des autres, représenté par "ces messieurs", toujours déjà interrogateurs".

 

Selon Jean-Paul Dubonchoix, les élèves qui choisiront le commentaire seront confrontés à la difficulté de rendre compte d'un texte court dont la forme métaphorique doit impérativement être expliquée : "les élèves devront décrire avec précision les figures de style employées et illustrer en quoi l'auteur a donné dans son texte des énigmes que le lecteur doit résoudre". Les meilleures copies seront celles qui pourront répondre à la question de fond : "la souris verte est-elle une représentation paradoxale ou un oxymoron toujours moderne ?".

 

Jean-Paul Dubonchoix préconise aux élèves qui lisent le plus de choisir "sans hésitation" la dissertation car le sujet cette année favorise indéniablement "ceux qui lisent régulièrement en les appelant à disserter sur le monde des animaux qui leur est familier". Ainsi, il leur préconise ardemment de mettre en perspective la souris verte du texte avec l'aventure d'animaux similaires, comme Marie la fourmi, Margot l'escargot ou Mireille l'abeille, qui sont souvent confrontées dans le jardin des drôles de petites bêtes à des dangers similaires. Les plus cultivés pourront aussi citer une histoire de Jojo lapin, qui fut un jour capturé par un groupe de chasseurs "dont les messieurs sont la représentation métaphorique".

 

Attention toutefois à ne pas faire étalage inutile de culture : "ce serait une erreur", met en garde Monsieur Dubonchoix, "de s'engouffrer dans l'idée facile des animaux dans la littérature visant à citer des oeuvres érudites comme les Fables de La Fontaine". Notre expert rappelle que "ce qu'on demande aux élèves, ce n'est pas d'étaler une culture qu'ils ne maîtrisent pas mais d'écrire quelques phrases avec moins de 20% de fautes d'orthographe et 40% de fautes de grammaire".

 

Enfin, aux élèves qui choisiraient l'"invention", Jean-Paul Dubonchoix leur préconise de "soigner le style et la crédibilité du récit dans le respect du texte original".

 

 

 
publié dans : premiere-aile
Lundi 11 juin 2007
par Zamp ajouter un commentaire
bille [biʒ] nom féminin. Idiot, bête, imbécile : « J'suis passé pour une bille l'autre fois quand le prof m'a envoyé au tableau ! »

■ toucher sa bille expression. Être compétent, bien connaitre un sujet : « Je touche ma bille en info, c'est moi qui dit au prof comment faut faire ! »

 Le dictionnaire de la Zone




arlechino.gif
publié dans : premiere-aile
Dimanche 10 juin 2007
par Zamp ajouter un commentaire
publié dans : méthodologie
Vendredi 8 juin 2007
par Zamp ajouter un commentaire

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